Coups de cœur
Matisse, Cahiers d'art : le tournant des années 1930
Magnifique catalogue de l'exposition dédiée à Matisse dans la période très créative des années 30, et à travers la revue d'avant-garde Cahiers d'art.
Sur la dalle
Ce soir, j'ai rendez-vous avec Adamsberg.
Kafka, le temps des décisions
Nouvelle biographie indispensable de Franz Kafka
Le déversoir
Le chanteur du groupe Feu! Chatterton nous enchante avec ses poèmes minutes.
Manuel de survie à l'usage des jeunes filles
Deux soeurs fuient leur quotidien d'une noirceur terrifiante et cherchent refuge dans un des endroits les plus sauvages du Royaume Uni. L'aînée, d'une débrouillardise incroyable, protège sa petite soeur.
Petite sale
Un polar social qui se déroule dans les années 60, dans une campagne qui s'industrialise de gré ou de force. Un duo de policiers parisiens sympathiques collabore avec la gendarmerie locale pour retrouver "le ou les coupables".
La maison
Toute la grâce de l'écriture de Gracq en quelques pages.
Les sources
Un nouveau livre de Marie-Hélène Lafon, marraine de la librairie (lors de la fête des 40 ans de la Dérive). Roman sur le monde paysan des années 60-70 en France et sur la violence ordinaire.
Nouvelles terrestres
Trois nouvelles à chute qui nous emmènent dans des territoires magnifiques où les hommes se confrontent.
Poids plume
"Une femme doit se battre parfois, autant que tu saches le faire". Dans l'Angleterre du XIXème siècle, une jeune tzigane découvre la boxe.
Le secret de Sybil
Deux filles des beaux quartiers vivent une histoire d'amitié, jusqu'à ce que l'une d'elle, Sybil, se détache de l'autre, la narratrice, pour des raisons que celle-ci, longtemps après cherche à découvrir.
Sonnets
Dans ce gracieux sonnet, Etienne Jodelle (1532-1573), poète de la Pléiade, oppose l'errance et la nuit à la présence de l'aimée et à la clarté du jour. Le dernier vers qui fait resurgir, même pour l'oublier "Forêt, tourmente et nuit, longue orageuse et noire" dessine le cycle de cette alternance entre le jour et la nuit, entre le bonheur et le malheur.
Comme un qui s’est perdu dans la forêt profonde
Loin de chemin, d’orée et d’adresse, et de gens :
Comme un qui en la mer grosse d’horribles vents,
Se voit presque engloutir des grandes vagues de l’onde :
Comme un qui erre aux champs, lors que la nuit au monde
Ravit toute clarté, j’avais perdu longtemps
Voie, route et lumière, et presque avec le sens,
Perdu longtemps l’objet, où plus mon heur se fonde.
Mais quand on voit, ayant ces maux fini leur tour,
Aux bois, en mer, aux champs, le bout, le port, le jour,
Ce bien présent plus grand que son mal on vient croire.
Moi donc qui ai tout tel en votre absence été,
J’oublie, en revoyant votre heureuse clarté,
Forêt, tourmente et nuit, longue, orageuse, et noire.