Coups de cœur
Poésies complètes (volume 1)
Les éditions Denoël publient les oeuvres complètes de Blaise Cendras dans une très belle collection dont voici le premier volume. Les poèmes sont présentées dans leur typographie d'origine, avec des illustrations de Fernand Léger, Sonia Delaunay, Modigliani et d'autres. Un très beau cadeau de Noël!
Haute Tension
Anthologie des poésies de langue française d'aujourd'hui, de la Belgique au Sénégal, en passant par le Chili ou les Caraïbes.
Le flot de la poésie continuera de couler
Un hommage aux poètes chinois de l'époque Tang (618-907). L'écrivain fait revivre ces figures d'une époque troublée, qui aimaient le vin, les femmes, la nature, les errances et partageaient les souffrances du peuple face à la pauvreté ou à la violence des guerres, et s'immerge dans leur intimité, éclairant leur processus créatif. (existe en Folio et en beau livre grand format)
Je ne vois pas l'oiseau
Des petits textes en prose qui évoquent chacun un oiseau aux prises avec des humains. La rencontre est toujours étonnante, emplie de poésie et très souvent l'oiseau s'envole.
Des voix sous les pierres
250 épitaphes pour les tombes de Spoon River, relatant l'existence des âmes défuntes de cette bourgade imaginaire de l'Ouest américain.
Autoportrait au roitelet
Découvrir Emily Dickinson par des lettres et des poèmes dans la très belle collection de poésie anglo-saxonne des Belles Lettres.
Je soussigné
Attestations dérogatoires de sortie sur le mode de l'ironie et de la tendresse. Fabien Drouet nous rendra visite à la librairie le 28 mai.
Vergers valaisans
Combien de fois un être, malgré lui
arrête de son oeil ou de son geste
l'imperceptible fuite d'autrui,
en lui rendant un instant manifeste
Tout terriblement
Anthologie illustrée de poèmes d'Apollinaire
O mon cœur j'ai connu la triste et belle joie
D'être trahi d'amour et de l'aimer encore
Brouillons amoureux
Dans je pense à toi, je ne suis pas le sujet de la phrase.
La centaine d'amour
J'ai faim de ta bouche, de ta voix, de tes cheveux
et dans les rues je vais sans me nourrir, silencieux
Le pain ne me nourrit pas, l'aube est incontrôlable
Je cherche le son fluide de tes pieds dans la journée
(premier quatrain du sonnet XI)
Requiem
REQUIEM : ÉPILOGUE, I
Et j'ai appris comment s'effondrent les visages,
Sous les paupières, comment émerge l'angoisse,
Et la douleur se grave sur les tablettes des joues,
Semblables aux pages rugueuses des signes cunéiformes ;
Comment les boucles noires ou les boucles cendrées
Deviennent, en un clin d'œil, argentées,
Comment le rire se fane sur les lèvres sombres,
Et, dans un petit rire sec, comment tremble la frayeur.
Et je prie Dieu, mais ce n'est pas pour moi seulement,
Mais pour tous ceux qui partagent mon sort,
Dans le froid féroce, dans le juillet torride,
Devant le mur rouge devenu aveugle.